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Audit SEO technique : les 15 points qu'on vérifie en premier
Quinze contrôles, dans l'ordre où nous les faisons, qui expliquent la quasi-totalité des problèmes techniques que nous rencontrons. Les cinq premiers prennent une heure et trouvent l'essentiel. Ce qui vient après relève du réglage.
LevuppL'équipe
Un audit SEO technique commence par cinq contrôles qui prennent une heure et trouvent la majorité des problèmes graves : le site est-il explorable, est-il indexable, les canoniques sont-elles cohérentes, le sitemap est-il juste, et le contenu est-il présent dans le HTML servi. Les dix points suivants relèvent du réglage et de l'optimisation. Faire l'inverse, commencer par les métadonnées et les balises, revient à peindre une maison dont la porte est fermée à clé.
Les cinq contrôles qui trouvent l'essentiel
1. Le robots.txt
Ouvrez votredomaine.fr/robots.txt et lisez-le. Cherchez un Disallow: / posé en préproduction et jamais retiré. C'est rare, c'est catastrophique, et cela arrive régulièrement après une mise en ligne.
Vérifiez aussi que vous ne bloquez pas les fichiers CSS et JavaScript. Un moteur qui ne peut pas charger vos styles voit une page cassée.
2. Les balises d'indexation
Cherchez les noindex dans le HTML servi et dans les en-têtes HTTP. Là encore, le cas classique est la balise posée en préproduction qui survit à la mise en ligne.
Un contrôle utile : dans la Search Console, le rapport d'indexation avec le motif « Exclue par la balise noindex ». S'il contient des pages qui devraient être indexées, vous avez trouvé votre problème.
3. Les canoniques
Trois défauts à chercher, par ordre de gravité :
- Une canonique qui pointe vers un autre domaine, typiquement le site de développement. Cela retire le site entier de l'index.
- Une canonique qui pointe vers la page d'accueil depuis toutes les pages. Même effet.
- Des canoniques absentes sur un site qui sert le même contenu à plusieurs adresses.
4. Le sitemap
Il doit exister, être déclaré dans le robots.txt, ne contenir que des adresses en 200, et ne contenir aucune page en noindex. Demander l'indexation de pages qu'on demande par ailleurs d'ignorer est une contradiction que les moteurs tranchent mal.
Vérifiez aussi qu'il est à jour : un sitemap engendré une fois et jamais régénéré est fréquent.
5. Le contenu est-il dans le HTML servi
Désactivez JavaScript dans le navigateur, ou demandez la page en ligne de commande, et regardez ce qui arrive. Si le contenu principal n'y est pas, vous dépendez entièrement du rendu différé des moteurs, ce qui est lent, incomplet, et inutilisable par les moteurs génératifs.
C'est le point qui distingue le plus nettement les architectures, et il est traité dans notre article sur ce que Next.js règle en performance.
Les dix contrôles suivants
6. Les codes de réponse
Une exploration complète du site donne la répartition des codes. Cherchez les 404 liées depuis le site, les redirections en chaîne, les boucles, et les 5xx intermittents.
7. Les redirections
Chaînes, boucles, redirections temporaires là où elles devraient être permanentes. Et la cohérence des variantes : avec et sans www, avec et sans barre oblique finale, HTTP et HTTPS. Une seule version canonique, les autres redirigent en une étape.
8. La structure des titres
Un H1 unique par page, une hiérarchie qui ne saute pas de niveau, des titres qui décrivent le contenu de leur section. Ce n'est pas un facteur de classement direct, c'est ce qui permet à un moteur de découper la page, et c'est décisif pour les moteurs génératifs.
9. Les métadonnées
Titres et descriptions présents, uniques, de longueur raisonnable. Le défaut le plus fréquent n'est pas la longueur, c'est la duplication sur des dizaines de pages.
10. Les données structurées
Présence, validité, et surtout véracité. Un balisage qui décrit un contenu absent de la page est une faute sanctionnée, pas une optimisation. Le sujet est traité dans notre article sur les données structurées.
11. Les performances
Les données de terrain de la Search Console d'abord, le diagnostic ensuite. Les seuils : LCP sous 2,5 secondes, INP sous 200 millisecondes, CLS sous 0,1, au 75e centile des visiteurs.
12. Les images
Texte alternatif rempli et utile, dimensions adaptées à l'affichage, format moderne, chargement différé sauf pour l'image du premier écran. Le détail est dans notre article sur les images web.
13. Le maillage interne
Pages orphelines, profondeur excessive, ancres identiques sur des destinations différentes. C'est le levier le plus sous-estimé de tous, et il a droit à son propre article sur le maillage interne.
14. La duplication interne
Pages presque identiques, pages de ville engendrées en série, filtres indexés, versions imprimables. Le symptôme dans la Search Console : un grand nombre de pages « découvertes, actuellement non indexées ».
15. La cannibalisation
Plusieurs pages qui visent la même requête et se privent mutuellement de position. Le diagnostic et la correction sont traités dans notre article sur la cannibalisation de mots-clés.
L'ordre compte
Corriger les métadonnées d'un site que les moteurs n'explorent pas ne sert à rien. Optimiser les images d'une page en noindex non plus.
L'ordre ci-dessus n'est pas une préférence de présentation, c'est une dépendance : chaque point suppose que les précédents sont réglés. Un audit qui commence par les balises et finit par l'indexation produit une liste de recommandations dont les trois quarts sont sans effet.
Ce qu'un audit ne dit pas
Il faut délimiter honnêtement ce que cet exercice apporte.
Un audit technique dit pourquoi un site ne peut pas se classer. Il ne dit pas pourquoi il ne se classe pas alors qu'il le pourrait. Ce second sujet est éditorial et concurrentiel : ce que vous dites, ce que disent les autres, et pourquoi un moteur préférerait vous citer.
Un site techniquement irréprochable et sans propos ne se classera pas davantage. Nous le disons à chaque restitution, parce que la tentation est forte de croire qu'un rapport technique est un plan d'acquisition.
Les outils
Trois suffisent pour l'essentiel.
La Search Console. Gratuite, et c'est la seule source de données réelles sur votre site. Les rapports d'indexation, de performance et de Signaux web essentiels couvrent la moitié de la liste.
Un crawler. Screaming Frog ou équivalent, pour parcourir le site comme un moteur. La version gratuite suffit sur les petits sites.
PageSpeed Insights. Pour le diagnostic de performance, jamais pour la décision, qui se prend sur les données de terrain.
Les suites payantes ajoutent du suivi de position et de l'analyse concurrentielle. Utile, et ce n'est pas de l'audit technique.
Questions fréquentes
À quelle fréquence faire un audit technique ?
Une fois par an sur un site stable, et systématiquement après une refonte, un changement de plateforme ou une migration d'hébergement. Entre deux audits, le rapport d'indexation de la Search Console consulté une fois par trimestre suffit à repérer une dérive.
Un audit automatisé remplace-t-il un audit manuel ?
Il fait la moitié du travail, celle du recensement. Les outils repèrent les erreurs de forme, pas les erreurs de jugement : une canonique techniquement valide qui pointe vers la mauvaise page passe tous les tests. La lecture humaine reste nécessaire sur les pages qui comptent.
Combien de temps prend un audit sérieux ?
Deux à cinq jours pour un site d'entreprise de taille moyenne, en incluant le recensement, l'analyse, la priorisation et la restitution. Un audit livré en deux heures est un export d'outil, ce qui a une valeur mais qu'il ne faut pas confondre avec une analyse.
Par quoi commencer si le budget est limité ?
Par les cinq premiers points de cette liste, que vous pouvez faire vous-même en une heure avec un navigateur et la Search Console. Ils trouvent les problèmes graves, qui sont aussi les moins chers à corriger. Le reste peut attendre.
Pour aller plus loin
Nous menons ces audits avec un plan de correction priorisé plutôt qu'une liste de constats, c'est l'objet de notre page audit SEO technique. Si le diagnostic conclut à un problème structurel, la question devient celle d'une refonte, traitée dans notre article sur la migration WordPress vers Next.js.
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